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Jeunes et santé au travail : au-delà des idées reçues

30/09/20268minSantéAuTravailQVCTJeunesActifsPréventionManagement

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« Quand on est jeune, on récupère plus vite, donc on risque moins de s’épuiser. »

Vraiment ?

Le 10 septembre dernier, Aipals était présent à la 5ᵉ édition de la REF Montpellier, organisée par le MEDEF Hérault Montpellier au Domaine des Grands Chais, autour du thème « Place à la jeunesse ».

L’occasion d’aller directement à la rencontre des jeunes pour échanger avec eux sur leur rapport au travail : fatigue, stress, management, reconnaissance, équilibre, santé au travail… Car contrairement aux idées reçues, l’âge ne protège ni de la fatigue, ni du stress, ni de l’épuisement.

Et derrière leurs réponses se dessinent finalement des préoccupations qui concernent l’ensemble du monde du travail.

Les jeunes veulent-ils vraiment moins travailler ?

L’image d’une génération moins attachée au travail résiste.Pourtant, lorsqu’on demande aux jeunes ce qui leur donne envie de rester dans une entreprise, la question ne se résume pas au salaire ou à l’évolution professionnelle.

Une réponse revient très simplement :

« Je reste dans une entreprise si mon patron me respecte. »

Difficile d’y voir une revendication démesurée.Cette phrase dit plutôt quelque chose d’essentiel : l’envie de s’investir reste là, mais elle s’accompagne d’une attention plus forte à la manière dont le travail est vécu au quotidien.

Les études viennent d’ailleurs nuancer l’idée d’un désengagement massif. Une enquête de l’Institut Montaigne menée en 2024 auprès de jeunes de 16 à 30 ans montre que 80 % des jeunes actifs continueraient à travailler même s’ils n’en avaient pas financièrement besoin.

Le travail reste donc important. Ce qui évolue davantage, c’est peut-être la capacité à questionner ses conditions de travail et à exprimer ce qui ne semble plus acceptable ou tenable.

Jeunes et dirigeants : des regards différents, mais pas si éloignés

Lors du REF, nous avons posé les mêmes questions aux jeunes et aux dirigeants.

Qui doit faire le premier pas quand ça ne va pas au travail ? Les jeunes osent-ils suffisamment parler ? À quoi reconnaît-on une entreprise qui prend soin de ses salariés ? Qu’attendent-ils réellement de leur employeur ?

Les réponses diffèrent parfois, forcément.

Les jeunes parlent beaucoup de respect, d’écoute, de reconnaissance et d’équilibre. Les dirigeants rappellent de leur côté la réalité de l’entreprise, ses contraintes, son organisation et le rôle du management.Mais ces points de vue ne sont pas nécessairement opposés.

Ils montrent surtout qu’une bonne prévention passe par un dialogue : comprendre ce que chacun attend de l’autre et créer les conditions pour que les difficultés puissent être identifiées avant qu’elles ne s’installent.

Respect, reconnaissance, écoute : des besoins très concrets

Quand les mêmes mots apparaissent plusieurs fois, on commence à voir se dessiner autre chose qu’une simple liste d’attentes individuelles.

On parle de conditions de travail.

Savoir ce que l’on attend de soi. Pouvoir poser une question. Recevoir un retour sur son travail. Se sentir respecté et considéré.Cela compte à tout âge, mais ces repères sont particulièrement importants au début de la vie professionnelle.

Lors d’un premier emploi, d’une alternance, d’un stage ou d’une mission d’intérim, tout arrive en même temps : un métier à apprendre, une entreprise à comprendre, des collègues à découvrir, des règles à intégrer et parfois des risques professionnels encore inconnus.

On peut avoir 20 ans, beaucoup d’énergie… et aucune raison de savoir spontanément comment fonctionne une machine, quelle posture adopter ou à quel moment une situation devient dangereuse.

La prévention commence donc aussi par des choses très concrètes : expliquer, montrer, accompagner et permettre de poser des questions.

Dire que ça ne va pas : facile à demander, moins facile à faire

« Tu arrives facilement à dire quand ça ne va pas au travail ? »

Pour certains jeunes, oui. Pour d’autres, beaucoup moins. Car dire qu’un salarié doit parler lorsqu’il rencontre un problème ne suffit pas.

Encore faut-il qu’il sache à qui s’adresser, qu’il se sente écouté et qu’il ne craigne pas d’être perçu comme fragile, difficile ou incompétent.

Au début de sa carrière, c’est parfois encore plus compliqué : sans expérience professionnelle, il n’est pas toujours facile de savoir si une charge est normale, si une situation doit être signalée ou si une difficulté vient de soi ou de l’organisation.

La possibilité de parler ne devrait donc pas reposer uniquement sur la capacité du salarié à faire le premier pas.

Elle se construit au quotidien : un manager disponible, un temps d’échange après une prise de poste, une équipe dans laquelle poser une question est normal, une difficulté prise au sérieux avant qu’elle ne devienne une crise.

Un manager n’a pas besoin de devenir psychologue

Prévenir, c’est aussi agir sur le quotidien : clarifier les priorités, écouter, repérer une difficulté et orienter vers les bons relais.

Tout ne repose pas sur le manager, mais il joue un rôle clé pour créer un cadre où la parole circule et où les signaux peuvent être repérés plus tôt.

Et si leurs attentes profitaient finalement à tout le monde ?

C’est sans doute le point le plus intéressant de ces échanges.

À force de parler de « génération Z », on pourrait finir par croire que le respect, la reconnaissance, une charge de travail soutenable ou la possibilité de parler sont des besoins apparus avec TikTok.

Évidemment que non.

Qui souhaite travailler dans un environnement où son travail n’est jamais reconnu ? Qui préfère rester seul face à une difficulté ? Qui gagne réellement à laisser une situation se dégrader jusqu’à l’arrêt de travail ou au départ du salarié ?

Les jeunes expriment peut-être plus directement certaines attentes. Mais les réponses à apporter peuvent améliorer le travail de tous.

Un meilleur accueil aide le nouvel embauché et son manager. Des priorités plus claires profitent à toute l’équipe. Une culture où l’on peut signaler une difficulté facilite la prévention. Un travail sur la reconnaissance ou la charge peut dépasser très largement la question générationnelle.

Plutôt que de construire une « prévention spéciale jeunes », l’enjeu consiste donc à être particulièrement attentif aux moments où ils sont plus vulnérables, notamment leurs premiers pas professionnels tout en utilisant ce qu’ils expriment pour questionner le fonctionnement collectif.

Avec Aipals, passer de la prise de conscience à l’action

 


Chez Aipals, nos équipes sont là pour aider les entreprises à repérer les difficultés plus tôt et mettre en place des actions adaptées à leur réalité. La santé au travail commence dès les premiers jours dans l’entreprise et concerne toutes les générations. Ces échanges menés lors du REF nous ont permis de confronter directement les perceptions et les expériences.


👉 Retrouvez leurs réponses en vidéo sur nos comptes Instagram : biendansmonjob_ et LinkedIn : AIPALS


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